« Personal Moto »

Le projet de « One World Together » (OWT) vient de l’idée que vivre dans un monde multiculturel en respectant des valeurs humaines et l’environnement dans lequel nous évoluons est possible. Mon histoire personnelle me pousse à vouloir croire que ça l’est effectivement. J’ai passé mon enfance entre plusieurs pays d’Afrique, dans des régions assez reculées. Mes souvenirs, peut-être un peu idéalisés avec le temps comme quelque chose à quoi s’accrocher, me projette souvent dans un monde où, tous Humains, nous ne nous arrêterions pas au paraître, à la couleur, la religion, au tour de taille, ou tout autre catégorie physique.

Nos sociétés, aujourd’hui, sont construites sur ces distinctions. Nous en sommes encore à nous demander comment l’ « intégration »  peut être réussie ou si nous avons le devoir moral d’accueillir des personnes fuyant guerres et famines. Alors que paradoxalement, nous soutenons la rhétorique des valeurs humaines et d’ouverture sur lesquelles l’Europe est fondée. Ce contraste une source de frustrations d’autant plus grande que mon identité est construite sur ce paradoxe. D’un côté Belge, Européen, bénéficiant d’un des meilleurs systèmes de sécurité sociale dans le monde et d’un autre, l’image de l’Afrique renvoyée par les médias d’un « tiers-monde » toujours plus pauvre.

Nous nous sommes donc demandés comment mettre cet idéal en pratique, de façon réaliste et à une échelle humaine.

Le tourisme

Le tourisme est le premier élément de réponse car c’est le médian le plus évident pour mettre en relation des cultures différentes. Même si, pour l’instant il existe surtout à sens unique, de l’Europe vers l’Afrique, il permet d’affronter les réalités d’un pays et d’en découvrir ses richesses. Nous pensons que, fait de manière réfléchie, le tourisme est une opportunité pour plus d’ouverture d’esprit, de compréhension et de respect des gens et entre eux.

Enfin, nous estimons également que les dynamiques de développement insufflées par la coopération et les ONG, représentent un système sans alternatives viables à ce jour. Le projet ne résiste donc pas à l’envie de faire vivre ces valeurs en leur faisant prendre leur juste place dans une entreprise commerciale. Cette entreprise se voudra donc aussi sociale. En partie en redistribuant une partie de ses bénéfices dans l’économie locale grâce à des projets ayant un impact social fort, ou en soutenant des associations et initiatives locales.